Les compteurs résidentiels sont gérés en utilisant
des lois statistiques. Il y a plusieurs raisons à cela :
- il en existe un grand nombre,
- ils suivent des profils type de consommations,
- et ils facturent individuellement de petites quantités d'eau.
Grâce aux lois statistiques, il est possible d'étudier des
groupes entiers de clients résidentiels en analysant des échantillons
représentatifs.
Un compteur d'eau perd de sa précision avec le temps. Il peut
éventuellement passer par une phase de sur-comptage, comme dans
le cas des compteurs de vitesse à jet multiple, mais le processus
de dégradation de performances est inexorable.
Toute personne travaillant avec des compteurs d'eau a pu remarquer que
la dégradation a l'air de varier selon la marque du compteur, parfois
même l'année de fabrication, la quantité d'eau qu'il
mesure par an et le site d'où il provient.
Pourtant, la plupart des politiques de renouvellement ont un seul paramètre
: l'âge du compteur. Tous les autres paramètres pressentis
sont oubliés.
En outre, l'établissement de la "meilleure" période
de renouvellement est souvent élaborée à partir d'informations
théoriques qui ne prennent pas du tout en compte les conditions
locales d'exploitation. Certaines régies considèrent qu'un
compteur résidentiel se change au bout de 9 ans, d'autres au bout
de 15 ans, d'autres encore au bout de 20 ans. Peu de mesures de terrain
viennent étayer ces chiffres.
L'autre lacune est que ces politiques ne suivent pas l'évolution
des compteurs. Une fois établie, peu de politiques sont remises
à jour au fur et à mesure des informations provenant du
terrain.
Autre point : l'étude des pertes de précision des compteurs
installés n'est qu'une partie de l'analyse. Ce qui importe véritablement
est le rendement du parc.
Peu importe de savoir que telle marque de compteur, installée sur
telle zone, ne peut plus mesurer des débits de 15 litres / heure
à partir de 8 ans d'âge, si ces débits ne sont jamais
atteints sur le terrain. Le rendement de ces compteurs est toujours de
100%.
Enfin, dans les choix de renouvellement, rares sont ceux qui prennent
en compte le critère de risque, en raisonnant sur la politique
du pire.
En effet, peut-on avoir la même façon d'agir si l'on sait
que tel compteur facturant 10 € par an et tel autre facturant 1000
€ par an peuvent sous-compter de 30%?
Partant des lacunes des politiques actuelles de renouvellement de compteurs,
Kwlog a développé une approche qui repose entièrement
sur les données issues du terrain.
Cette approche permet de modéliser les lois du vieillissement
des compteurs selon :
- la marque, le type, la taille du compteur,
- la consommation,
- l'agressivité des sites.
Surtout, cette approche est totalement imbriquée à l'analyse
des consommations réelles, afin de pouvoir obtenir :
- l'évolution du rendement du parc dans le temps.
Les informations statistiques ayant toutes des valeurs d'intervalles
de confiance, il est aisé de prendre en compte les notions de risque
dans la nouvelle politique de renouvellement de compteurs.
La méthodologie repose sur les données terrain. Celle-ci
sont de deux types :
Ensuite, on procède à l'analyse de ces données selon
les étapes suivantes :
- Segmentation en groupes de compteurs,
- Recherche de comportements,
- Elaboration d'un modèle explicatif,
- Vérification du calage du modèle sur les données,
- Calcul du rendement moyen,
- Optimisation de la politique de renouvellement de compteurs.
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