Un compteur est défini par son débit nominal, appelé
Qn, et une classe de précision. Il existe 4 classes de précision
: A, B, C, D qui, chacune, définissent, une plage de débits
sur laquelle le compteur doit maintenir sa précision, A est la
plage de débits la plus étroite, D la plus large. La classe
D n'est utilisée qu'au Royaume Uni.
Trois débits réglementés découlent du Qn :
- le débit maximal appelé Qmax = 2 x Qn (quelle que soit
la classe de précision),
- le débit de transition appelé Qt, sa valeur dépend
de la classe de précision choisie. Entre Qmax et Qt, l'erreur
du compteur ne doit pas dépasser + ou - 2% du débit mesuré,
- le débit minimum appelé Qmin, sa valeur dépend
de la classe de précision choisie. Entre Qt et Qmin, l'erreur
du compteur ne doit pas dépasser + ou - 5% du débit mesuré.
En outre, les normes stipulent que les compteurs ne doivent pas entraîner
une perte de pression supérieure à 1 bar au débit
maximum Qmax et 0,25 bar au débit nominal Qn.
Valeurs de Qmin et Qt selon Qn dans la norme ISO 4064 (pour les classes
A, B et C)
| Classes |
Compteurs de Qn |
| < 15 m3/h |
> ou = 15 m3/h |
| Petits compteurs |
Gros compteurs |
Classe A
Valeur de Qt
Valeur de Qmin |
0,10 Qn
0,04 Qn |
0,30 Qn
0,08 Qn |
Classe B
Valeur de Qt
Valeur de Qmin |
0,08 Qn
0,02 Qn |
0,20 Qn
0,03 Qn |
Classe C
Valeur de Qt
Valeur de Qmin |
0,015 Qn
0,010 Qn |
0,015 Qn
0,006 Qn |
Au débit nominal est généralement associé
la notion de calibre, qui correspond au diamètre de raccordement
du compteur. On l'appelle le diamètre nominal, DN.
Valeurs de diamètre nominal DN (mm) (pour les débits
inférieurs à 15 m3/h)
| Qn (m3/h) |
DN (mm) |
| 1,5 |
15 |
| 2,5 |
20 |
| 3,5 |
25 |
| 5 ou 6 |
30 - 32 |
| 10 |
40 |
| 15 |
50 |
Chaque compteur neuf peut être considéré comme parfait
sur la plage de débits pour laquelle il a été conçu.
Ainsi, un compteur de classe A peut être totalement adapté
si le mode de consommation se déroule dans une gamme de débits
très restreinte, comme cela est souvent le cas en irrigation.
Par contre, légalement, un compteur est tenu de ne pas être
endommagé lorsque les débits réels atteignent 2 fois
son débit nominal de manière très brève et
très épisodique (quelques minutes par jour). Si, suite à
une politique de sous-dimensionnement hasardeuse, il vient à rencontrer
des débits supérieurs à son Qmax (= 2 fois son Qn)
pendant des durées trop longues, les dommages peuvent s'avérer
particulièrement handicapants si le compteur perd notablement de
sa précision mais ne se bloque pas. Seul le blocage est une panne
facilement identifiable.
Exemple de canal de tolérance pour un compteur de débit
nominal Qn 3.5 m3/h (classe A, B, C)
Les canaux de tolérance indiqués ci-dessus correspondent
à ce qu'un compteur neuf peut, au maximum, avoir comme erreur de
mesure pour pouvoir être autorisé à facturer (ISO
4064).
Une autre représentation des canaux
de tolérance peut se faire sous forme de cloche, comme ci-dessous.
Le renflement sur la partie gauche des cloches indique le passage d'une
précision de mesure de +/- 5% à +/- 2% d'erreur.
Ce type de représentation est particulièrement utile lorsque
l'on croise la plage de précision d'un compteur avec la plage des
débits rencontrés.
Exemple de représentation en cloche de canaux de tolérance
(Qn 1.5 m3/h à Qn 10 m3/h - classe B et C)
Quelle que soit sa forme, la courbe d'erreur réelle d'un compteur
doit s'inscrire dans le canal de tolérance.
A faible débit, le compteur part d'une erreur de -100%, ce qui
correspond à la position d'arrêt, passe dans le canal autorisé
+ ou - 5%, puis plus le débit augmente, il quitte le canal + ou
- 2% au niveau du Qmax pour voir sa précision retomber à
-100%, ce qui est atteint soit quand il y a la destruction physique du
compteur, soit quand il est dans l'impossibilité d'acquérir
les mesures comme dans le cas des compteurs électroniques ou à
transmission magnétique.
C'est cette courbe réelle qui est mesurée lorsqu'un compteur
est testé sur un banc de test. On l'appelle la courbe d'étalonnage
ou bien la signature d'un compteur.
Exemple de courbe d'étalonnage réelle d'un compteur
par rapport à un canal de tolérance
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